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 Les contes de la Lune vague après la pluie - Kenji Mizoguchi Voir le sujet suivant
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Stalker



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MessagePosté le: 19 Fév 2008 à 23:33    Sujet du message:  Les contes de la Lune vague après la pluie - Kenji Mizoguchi Répondre en citantRevenir en haut

Image

Pas le tps d'en parler maintenant, j'y reviendrai. Magnifique film en tout cas... Très heureux

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MessagePosté le: 20 Fév 2008 à 0:08    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Je vais juste poster la critique que j'en ai fais sur mon blog (attention, cette critique révèle des passages du film):

Film poétique par excellence, "Les Contes de la lune vague après la pluie" sont l'adaptation par Kenji Mizoguchi de quatre nouvelles, combinées pour ne former plus qu'une histoire. Il s'agit de deux nouvelles, "La Maison dans les roseaux" et "L'impure passion d'un serpent", tirées du recueil "Contes de pluie et de lune" qui fut écrit au XVIIIème siècle par Akinari Ueda, et de deux nouvelles de Guy de Maupassant, à savoir "Décoré!" et "Le Lit 29". Le titre du film est donc inspiré du titre du recueil de Akinari Ueda, qui lui même avait donné ce titre au recueil non pas en rapport avec le contenue des nouvelles qu'il rassemblait, mais tout simplement car il avait écrit ces textes un soir, alors que la pluie s'appesait et que la lune était légèrement brouillée par des nuages.

La plus grande partie de l'oeuvre de Mizoguchi est dédiée à montrer comment la déchéance des femmes est le plus souvent due à l'égoïsme des hommes, et ce film ne fait pas exception, puisque toutes les femmes du film sans exception finiront bafouées, humiliées, ou même mortes, et ce par la seule faute d'hommes ne pensant qu'à leur bonheur personnel et à leurs ambitions. Par des cadrages et des mouvements de caméras simples, Mizoguchi nous mène à l'essentiel, en insérant dans son image une multitude de détails, de sorte que tout ce qui est à l'image ait son importance, et que le spectateur ait l'impression que si Mizoguchi avait fait le choix d'élargir un tant soit peu son angle de vision, ça n'aurait été que pour y ajouter des choses sans interêt pour l'histoire, qui n'auraient fait qu'enlever de la valeur au film.

Cependant, certains choix peuvent paraître discutable, dans le montage notamment, ou une part assez importante est donnée à l'histoire d'amour de Genjuro avec le fantôme, ne passant que de façon occasionnelles aux scènes concernant Tôbei et Ohama, ou encore Miyagi, qui les premières vingt minutes passées, disparaît totalement, pour ne revenir qu'au moment de sa mort, et une toute petite dernière fois, au retour de Genjuro.

Problème aussi, l'image, qui a bien vieillit, et fatigue les yeux, et nous laisse penser qu'on a déjà vu des films noirs et blancs, parfois même plus vieux, mais ayant gardé une image plus nette et surtout, plus agréable à regarder. Mais ce problème étant assez inhérent au vouloir de Mizoguchi, nous ne lui en tiendrons pas rigueur.

En conclusion, Kenji Mizoguchi nous livre là un film admirable, bien loin de ce qui est fait de nos jours, puisque ne comportant que peu d'effets d'image ou de caméra, et réussit à merveille le pari de combiner en un film, quatre nouvelles. Ce film ce résume en cette citation de Godard: "Peu d'effets de caméra, de travellings, mais soudain, quand ils jaillissent en cours de plan, ils ont une fulgurante beauté." Il est aussi à noter que c'est tout à fait naturellement, que ce film a remporté en 1953, le Lion d'Argent au festival de Venise, et qu'il est considéré par beaucoup comme LE chef-d'oeuvre de Kenji Mizoguchi (bien que je ne considère pas ce film comme un chef d'oeuvre).
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MessagePosté le: 20 Fév 2008 à 11:24    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Ah bon, tu ne considères pas ce film comme un chef d'oeuvre ? Pourtant c'est tellement beau, plein de poésie, en même temps d'une grande simplicité et foisonnant de détails. Comme une estampe japonaise, ces Contes sont un ravissement pour les yeux, à la fois d'une violence extrême et d'une infinie douceur. Très beau, très triste.

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MessagePosté le: 20 Fév 2008 à 14:32    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Disons qu'il y a un je ne sais quoi, quelques longeurs peut-être(Bloodysam va venir dire "Quoi? seulement quelques longueurs? ceci dis c'est vrai que je n'en ai vu qu'une de longueur, mais qui dure tout le film", mais je le préviens tout de suite que "j'en fait fi" ^^ et toc!), et cela fait que ce film est juste en dessous de ce que je considère comme une chef-d'oeuvre.
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