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 Le point de non-retour - John Boorman (1967) Voir le sujet suivant
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sophie




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Messages: 554

MessagePosté le: 28 Mar 2008 à 8:46    Sujet du message:  Le point de non-retour - John Boorman (1967) Répondre en citantRevenir en haut

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aka Point Blank, avec Lee Marvin et Angie Dickinson

Résumé :
Walker est laissé pour mort par son ami Reese, avec qui il faisait un casse. Celui-ci en profite pour embarquer sa femme, tant qu'à faire.
Sauf que Walker n'était pas vraiment mort, et il revient pour se venger et récupérer le fric qu'on lui doit.

Critique :
Vous l'avez peut-être compris, l'histoire est la même (à quelques détails près) que celle de Payback, avec Mel Gibson. Normal, les deux films sont tirés du même roman de Richard Stark, Comme une fleur (The hunter).
Hormis ça, les deux films n'ont à peu près rien à voir, donc inutile de les comparer.

Celui-ci, celui de 1967 de John Boorman, est une sorte de drame psychologique un peu violent par moments, dans lequel on a vraiment des difficultés à saisir ce qui anime le personnage principal (interprété par Lee Marvin). Non que ça soit mauvais spécialement, mais c'est bizarre, et assez lent aussi.
Honnêtement je me suis un peu fait chier à des moments, parce que c'est pas qu'il se passe rien, mais ça avance pas très vite quoi... et comme je disais, c'est difficile d'adhérer vraiment à une histoire dans laquelle le personnage principal semble aussi étranger.

Ajouté à ça une réalisation étrange, avec des flashback assez récurrents, qui interviennent aux moments les plus incongrus. Bon, au moins c'est vrai que c'est original, le moins qu'on puisse dire c'est que ça n'est pas prévisible.

L'histoire en elle-même de toute façon est étrange, presque absurde, surtout dans le genre polar qui bien souvent est régi par le rationnel, les motivations, l'argent.... Ici, il y a beaucoup d'irrationnel.
Et c'est à peine un polar. C'est pourquoi je parlais de drame psychologique. Bon la catégorisation n'a pas trop d'importance, mais ce que je veux dire c'est qu'il ne faudra pas chercher dans ce film les codes habituels du polar, les repères que l'on connait bien. Ca ne repose pas là-dessus.

Cette histoire se déroule dans une ambiance dramatico-légère étrange. C'est à dire que, si on en croit les tronches des personnages ainsi que les dialogues, ça doit bien être dramatique. Mais si on en croit leur voix, et leurs comportements, et l'ambiance générale, tout ça ne doit pas être si important. Il y a une espèce de "détachement" général, c'est une narration qui m'a semblée très extérieure, lointaine.

Voilà... une drôle d'impression donc... un film que je ne re-regarderai pas de si tôt, vu son rythme et ce sentiment d'étrangeté. Mais je ne dirais pas non plus que c'est mauvais. C'est juste... bizarre.
Ceci étant, c'est pas la première fois que j'ai ce sentiment avec un film de John Boorman. Peut-être que ce réalisateur a simplement une manière de faire des films qui m'est étrangère.
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Mismo



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MessagePosté le: 28 Mar 2008 à 9:37    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Perso j'aime assez, un polar pur et dur, typique des années 60, avec le genre de héros comme je les aime, un gros dur qui fait jamais dans le sentiment, qui suit son but jusqu'au bout, c'est d'ailleurs un des thèmes principaux du film, l'enfermement psychologique, qui fait écho avec le décor carcéral de la prison d'Alcatraz.
En ce qui concerne le rythme, je crois me souvenir que c'est effectivement assez lent, mais il me semble que ça ne m'avait pas gêné, ce côté "qui traîne du cul" est compensé par des scènes d'une force assez incroyable.
Il faut que je le revois à l'occaz, j'en garde d'assez bons souvenirs, et tant que j'y suis je pense me mettre assez prochainement à Boorman (bon j'ai déjà l'Exorciste 2 en stock, mais bon c'est plus pour me fendre la gueule qu'autre chose! Mr. Green )
D'ailleurs Sophie, t'as vu beaucoup de Boorman? Si oui lesquels tu me conseillerais, à part Delivrance bien sur?

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MessagePosté le: 28 Mar 2008 à 10:41    Sujet du message:   Répondre en citantRevenir en haut

Il faut voir Excalibur Sourit

Perso, Point Blank vu en salles, à mes yeux excellent même si également une impression étrange... par moments.

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