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Hartigan

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Loisirs: Celui qui nous unit a peu prés tous sur ce forum
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Posté le:
12 Fév 2008 à 2:09 Sujet du message: Macadam Cowboy, de John Schlesinger |
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J'aime pas trop faire ça et comme j'ai pas envie d'écrire une micro-critique, je poste ma critique complète du film. Dans mon top 10 de tous les temps... a en pleurer.
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Synopsis : Joe Buck est un Texan qui monte à New York pour y tester ses charmes de gigolo. Il perd rapidement ses illusions et, sans un sou, fait la connaissance de Ratso Rizzo, un être maladif et lui aussi complètement démuni. Ils vont partager leur sort misérable dans les bas-fonds new-yorkais.
Depuis sa sortie en 1969, le film de John Schlesinger, lauréat de trois Oscars, a conservé toute sa puissance. Comme beaucoup de films de la période, L’Épouvantail de Schatzberg par exemple, Macadam Cowboy, s'attache à nous raconter le destin de deux losers, pleins d’ambition, à la poursuite du rêve américain, dans l’Amérique des années 60. John Schlesinger, à travers deux êtres attachants, perdus dans la foule new-yorkaise, en quête de bonheur, d’amour et d’argent, nous restitue une vision sombre de l’Amérique et de la société qu’elle engendre.
Ce très beau film contient de nombreuses similitudes avec des œuvres de la même période. Dans Alice n’est plus ici de Martin Scorsese, Alice rêve depuis son plus jeune âge de devenir une star de la chanson. Adulte, son rêve se prolongera. Elle ira jusqu’au bout et y parviendra malgré les difficultés auxquelles elle devra faire face. Dans Easy Rider de Denis Hooper, les deux motards sillonnent toute l’Amérique dans un but précis : vivre et se sentir libre. Thématique récurrente dans le cinéma américain des années 70, qu’on appelle communément l’American Dream.
Dans Macadam Cowboy, Joe Buck, jeune homme naïf mais ambitieux, désire quitter son Texas natal, préférant l’agitation des grandes métropoles. Dans le greyhound qui le conduit à New-York, roulant jour et nuit d‘Ouest en Est, Joe revoit son passé défiler, douloureux, illustré par des flash-back récurrents : parents absents, viol de sa petite amie. Dans le Point limite Zéro de Sarafian, Kowalski, le héros du film fait le pari de rallier San Francisco à Denver en moins de 15 heures. De la même manière que Joe, son passé est évoqué par l’utilisation de flash-back : Kowalski est un ex-pilote de course, vétéran du Vietnam et ancien policier traumatisé par le viol auquel il a assisté durant son service. Le rapprochement est inévitable. Joe et Kowalski sont deux losers, qui après tant d’années d’échecs personnels souhaitent fuir, qu’importe la destination, afin d’échapper à leur fatalité.
Les premières séquences dans la métropole rappellent celles d'Un Shérif à New-York. Comme Eastwood dans le film de Siegel, la tenue vestimentaire de Joe jure avec celle des citadins. Joe Buck, comme la plupart des anti-héros des années 70, (Travis Bickle de Taxi Driver, Lion de L'Epouvantail), apparaît en dehors du cadre et rêve de l‘intégrer. C'est un exclu de la société de consommation. Joe est un éternel enfant, perdu dans son imaginaire, persuadé d’être une sorte de héros des temps modernes. Il ne perçoit pas la frontière entre le rêve d’enfant et la réalité d’adulte. Ce sera Ratso Rizzo, être infirme et tout aussi démuni que lui, qui lui fera prendre conscience de la dure réalité de la vie en lui disant que son jeu de cowboy n’impressionne personne hormis les homosexuels. « Tu ne vas pas me dire que John Wayne était PD ! » rétorque Joe. Le côté candide et immature du personnage refait surface.
Joe arpente les avenues de New-York, bercé par le rêve Américain, relayé par une radio « ne vous inquiétez pas pour votre avenir [...] nous vous aiderons. Vous avez besoin d'argent ? nous vous en donnerons. ». Un contraste avec le New-York filmé par John Schlesinger, plus sale que jamais, ou Joe côtoie la faune urbaine : drogués, prostitué(e)s...
Le spectateur suivra son parcours initiatique, suivi de ses premières désillusions et son passé douloureux qui revient comme un leitmotiv.
Dans les dernières séquences du film, Joe et Ratso se retrouvent dans le bus qui les conduit à Miami, incarnation parfaite du rêve américain. Comme beaucoup de « héros » du cinéma américain des années 70, certains l'atteignent, épuisés, d'autres, meurent d'épuisement. Un excès d'énergie dépensée pour reprendre l'une des théories défendue par Jean Baptiste Thoret dans son ouvrage sur le cinéma américain des années 70. Les dernières images du film, le visage de Ratso, mort, baigne dans les reflets du soleil de Miami, symbole d'une âme perdue. Entre les deux hommes, naîtra une affection fraternelle, prétexte saisi par John Schlesinger, pour aborder le sujet de l'homosexualité. Une belle histoire d'amour en somme. |
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Opeth

Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 980
Localisation: Elsass
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Posté le:
12 Fév 2008 à 9:44 Sujet du message: |
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Encore un des nombreux films que je n'ai pas vu mais que j'adorerais voir. |
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Fa

Age: 41
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Messages: 623
Localisation: Nantes
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Posté le:
12 Fév 2008 à 12:28 Sujet du message: |
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Un immense film. |
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Stalker

Age: 17
Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 725
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Posté le:
12 Fév 2008 à 13:48 Sujet du message: |
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Hartigan

Age: 18
Inscrit le: 09 Fév 2008
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Localisation: Strasbourg
Loisirs: Celui qui nous unit a peu prés tous sur ce forum
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Posté le:
12 Fév 2008 à 13:52 Sujet du message: |
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Opeth

Inscrit le: 11 Fév 2008
Messages: 980
Localisation: Elsass
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Posté le:
12 Fév 2008 à 15:36 Sujet du message: |
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| stalker a écrit: |
Héhé il passe la semaine prochaine à la télé, je ne le manquerai pas  |
Quand et quelle chaine ? |
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sophie

Inscrit le: 10 Fév 2008
Messages: 554
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Posté le:
23 Fév 2008 à 15:20 Sujet du message: |
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Enfin vu ce film ...
Très très très beau.
Un film puissant et d'une très grande qualité sur de nombreux points :
- les deux acteurs déjà... je savais que Dustin Hoffman était un grand, mais là il m'a bluffée, complètement. Personnage hallucinant, jeu hallucinant, émouvant, juste, bref... parfait. Jon Voight est lui aussi excellent dans son rôle. Il y a des gros plans de son visage qui sont magnifiques, où on voit bien la naïveté et en même temps le côté un peu rustre du personnage.
- réalisation très originale, "moderne" je dirais bien (même si ça veut pas dire grand chose). Des mouvements de caméra très surprenants, rapides, déroutants. Des passages de "délire" du personnage, lorsqu'il se souvient de son passé où qu'il imagine des choses, avec images en noir et blanc, ou légèrement "passées" (je sais pas comment dire d'autre, image un peu "polie", estompée).
- décors, ambiance, scenar : tout ça est parfait, totalement juste et bien calibré.
Y'aurait sans doute d'autres trucs à commenter, mais là contrairement à mes habitudes j'ai pas trop envie de m'y attarder. J'ai plein d'images en tête de ce film, et j'ai pas trop envie de les décrire, j'ai envie que ça reste des images sans mots dessus.
En tout cas, je crois que sans beaucoup d'hésitation on peut parler de chef d'oeuvre.
Un film à voir absolument.
Et je te remercie BloodySam, parce que je crois bien que c'est à force de lire ce que tu écrivais sur ce film que je me suis décidée à le regarder, et franchement ça valait le coup  |
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Hartigan

Age: 18
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Loisirs: Celui qui nous unit a peu prés tous sur ce forum
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Posté le:
23 Fév 2008 à 16:07 Sujet du message: |
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Yeaaaaaaaaaaaaah Sophie, heureux
Terrible comme film. La fin
Maintenant j'attends l'avis de Mismo  |
_________________ L'eau mouille, le ciel est bleu, les femmes ont des secrets. C'est ça la vie. |
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Stalker

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Posté le:
23 Fév 2008 à 17:17 Sujet du message: |
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Et le mien tu t'en fous ? Je l'ai aussi commandé sur cdiscount et je le regarderai dès que je le recevrai  |
_________________ http://kakazan.canalblog.com/ |
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Hartigan

Age: 18
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Posté le:
23 Fév 2008 à 19:00 Sujet du message: |
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Ah ben oui sorry ! ben je l'attends aussi te biles pas !  |
_________________ L'eau mouille, le ciel est bleu, les femmes ont des secrets. C'est ça la vie. |
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Stalker

Age: 17
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Posté le:
23 Fév 2008 à 19:52 Sujet du message: |
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